Depuis Grenoble, le Moucherotte se reconnaît à sa masse arrondie coiffée d'une antenne. C'est le sommet le plus proche du centre-ville côté Vercors, et l'un des buts de randonnée préférés des Grenoblois, accessible depuis Saint-Nizier-du-Moucherotte (montée d'environ 1 h 30 à 2 h) ou depuis Seyssins et le Pont-de-Claix par des itinéraires bien plus longs.
Du sommet, la vue plonge sur toute la cuvette grenobloise, du confluent de l'Isère et du Drac jusqu'au Grésivaudan, avec Chartreuse, Belledonne, Taillefer et le Mont-Blanc à l'horizon. Une table d'orientation aide à nommer les sommets.
L'hôtel des stars, et ce qu'il en reste
Dans les années 1960, un hôtel-restaurant de luxe, l'Ermitage, fut construit au sommet et desservi par un téléphérique depuis Saint-Nizier. Il accueillit des personnalités venues admirer Grenoble d'en haut, notamment autour des Jeux olympiques de 1968, avant de fermer et d'être démoli. Il ne reste aujourd'hui que des vestiges de terrassements au sommet.
Le téléphérique a lui aussi disparu : l'accès se fait désormais uniquement à pied — ou en ski de randonnée l'hiver, quand la neige tient sur les pentes sommitales.
Y monter
L'itinéraire le plus court part de Saint-Nizier-du-Moucherotte, à une vingtaine de minutes de Grenoble par la route du Vercors : environ 600 mètres de dénivelé, sentier en forêt puis crête dégagée. Depuis Seyssins ou Seyssinet, les variantes par les Trois Pucelles rallongent nettement la course et comportent des passages plus techniques.
Le sommet est venté et exposé aux orages en été : on part tôt, et on redescend avant que le ciel ne charge. En hiver, la crête sommitale peut être verglacée.
Sources : Wikipédia






