Fondé en 1798, le musée de Grenoble doit sa réputation à une audace précoce : dès 1923, sous l'impulsion du conservateur Andry-Farcy, il achète des œuvres d'artistes vivants — Picasso, Matisse, Signac, Klee — quand la plupart des musées français s'y refusent. C'est ainsi que Grenoble devient l'un des premiers musées d'art moderne d'Europe.
Le bâtiment actuel, ouvert en 1994 sur les bords de l'Isère, déroule 18 000 m² de galeries lumineuses. Le parcours va des primitifs italiens à l'art contemporain, avec Véronèse, Rubens, Zurbarán, Ingres, Monet, Gauguin, Matisse, Picasso, Chagall, Soulages ou Dubuffet, et une collection d'antiquités égyptiennes présentée dans une salle dédiée.
Ce qu'il faut voir
Les salles d'art ancien conservent des pièces majeures de la peinture italienne, flamande, espagnole et française du XIIIe au XVIIIe siècle. L'aile moderne, elle, offre un panorama continu du fauvisme et du cubisme jusqu'aux abstractions d'après-guerre — c'est cette partie qui fait la singularité du musée.
À l'extérieur, le parc Albert-Michallon accueille des sculptures monumentales, dont des œuvres d'Alexander Calder, et la tour de l'Isle, vestige médiéval intégré au jardin. La visite du parc est libre.
Préparer sa visite
Le musée se trouve place Lavalette, à quelques minutes à pied de l'hyper-centre et du départ du téléphérique de la Bastille. Il est fermé le mardi, propose des expositions temporaires d'envergure plusieurs fois par an, et la gratuité s'applique à plusieurs publics — se référer aux conditions en vigueur avant de venir.
Comptez au minimum deux heures pour un parcours rapide, une demi-journée pour prendre le temps. Le café du musée et le parc en font aussi un lieu de rendez-vous facile en centre-ville.
Sources : Wikipédia






