Vue depuis la vallée, la Dent de Crolles offre une silhouette de canine renversée qui sert de repère à tout le Grésivaudan. Le sommet est un vaste plateau lapiazé — un labyrinthe de calcaire fracturé — d'où la vue plonge sur la vallée de l'Isère mille cinq cents mètres plus bas.
Deux itinéraires principaux y mènent : le sentier du col des Ayes depuis le Col du Coq, le plus fréquenté, et le fameux Pas de l'Œille ou le sangle de la Barrère pour les randonneurs à l'aise dans le vertical. Aucun n'est une promenade : la montagne demande une bonne condition physique et un pied sûr.
Un gruyère souterrain de renommée mondiale
Sous le plateau sommital se développe le réseau de la Dent de Crolles, exploré à partir des années 1930 et devenu un terrain d'expérimentation majeur de la spéléologie française. Le Trou du Glaz, le Guiers Mort et plusieurs autres entrées communiquent entre elles et totalisent plusieurs dizaines de kilomètres de galeries et plus de 600 mètres de dénivelé souterrain.
C'est ici que des générations de spéléologues, dont Fernand Petzl, ont mis au point techniques et matériels devenus des standards internationaux. Les entrées ne s'improvisent pas : la visite se fait uniquement encadrée, avec un club ou un professionnel.
Monter au sommet
Le départ le plus courant est le Col du Coq, au-dessus de Saint-Pierre-de-Chartreuse et de Saint-Hilaire. Comptez 2 h à 3 h de montée, environ 700 mètres de dénivelé, avec des passages câblés selon l'itinéraire choisi. Le brouillard sur le plateau sommital, fréquent, rend l'orientation délicate : mieux vaut une carte et une trace.
Depuis la vallée, le téléphérique de Saint-Hilaire du Touvet permet d'accéder au plateau des Petites Roches et à d'autres balcons face à Belledonne, pour une version plus douce de la journée.
Sources : Wikipédia





